Faire sa part.

Depuis quelques jours je ne cesse de repenser à ces quelques mots, qui résonnent en moi avec la force de l’impuissance et de l’injustice.
Dans une tribune que l’association Guides sans Frontières écrivait pour Alpine Mag il y a quelques semaines de cela, intitulée Faire cordée avec l’Ukraine, Yannick Vallençant appelait la politique française à « faire sa part » dans le mouvement général solidaire qui ne cesse de grandir depuis le 24 février 2022 pour soutenir le peuple Ukrainien dans la guerre qui l’oppose contre sa volonté à la toute-puissance Russe – et par-dessus tout au locataire blond du Kremlin.

Plus que tout admiratif de toutes ces personnes qui n’ont pas hésité une seule seconde à quitter la France pour rejoindre les camps de réfugiés, en Pologne ou en Roumanie, je ne peux que partager du fond du cœur les valeurs et l’engagement qui se cachent derrière ces mots, et trembler en les réécrivant aujourd’hui.

(c) Thibault Cattelain

Eux, les bénévoles et les associations humanitaires/solidaires, ont clairement fait – et font encore – leur part.
Les entreprises, les syndicats, les associations, les particulier.ière.s, qui ont déjà participer financièrement – et/ou en matières premières et/ou en temps/investissement -, ont fait leur part.
Les presses spécialisées qui relaient les initiatives, qui s’interrogent, qui se renseignent, qui permettent de regrouper les fonds nécessaires aux fonctionnements des bénévoles et soutiens des associations en tout genre, ont fait leur part.
Les associations qui œuvrent pour l’accueil des réfugié.e.s dans notre pays, dans nos montagnes, et celles qui permettent à ces dernier.ière.s de s’insérer dans notre système et de se reconstruire (avec humilité), font leur part.
Les personnalités de notre univers, toutes disciplines confondues, qui s’engagent pour l’initiative, font et feront leur part.

Qu’en est-il de tous les autres ?
Les politiques qui se prennent pour des stars de série-télé made in « Amour, Gloire et Beauté » ?
Les institutions qui affichent le drapeau Ukrainien sur leur photo de profil Facebook pour faire joli dans le tableau géopolitique du moment ?
Les entreprises qui ne pensent qu’à leurs chiffres d’affaire ? Vendre plus pour penser moins ?
Les associations qui ne pensent qu’au plaisir de leurs adhérents ? Entre-soi par excellence, de gens privilégiés. Sensibles, mais désespérants en même temps.
Les citoyen.ne.s qui se disent concerné.e.s, avec un salaire d’ingénieur.e ou de cadre lambda, tout en regardant passer les appels à dons et en prévoyant leur sauterie à ski du week-end de l’ascension ?
Quand arrêterons nous de « consommer » pour notre plaisir, avant d’agir avec bienveillance pour notre entourage, le monde qui nous entoure, et notre futur commun ?

Comme Yannick, je pense qu’il faut que les politiques fassent leur part.
Que nous devons tous faire cordée avec l’Ukraine. Et pas seulement avec l’Ukraine.
Mais je pense aussi qu’il faut que chacune et chacun d’entre nous fasse sa part… quel que soit le statut, le genre, la religion. Que vous donniez à n’importe quelle association directement, Guides sans Frontières, Médecin sans Frontières, qu’importe, ça me convient ! A défaut, on vous propose l’initiative Summits4Ukraine, pour centraliser les dons et les reverser à des associations humanitaires.
Choisissez !
Ou investissez-vous.

Le temps est une question de choix.
L’argent de temps.
Et tout le monde peut choisir, c’est un des droits les plus beau que nous avons (presque) tous en France.

Il est temps de faire votre part.

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.
Faire cordée est aujourd’hui primordiale.
(c) Clément Belleudy

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